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Juil/14

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DOSSIER : La RSE, c’est aussi une affaire de DAF !

image RSE

Développement durable oblige, l’entreprise doit désormais intégrer les enjeux environnementaux et sociaux dans son business model. Les parties prenantes (clients, fournisseurs, salariés, institutionnels…) et la réglementation l’exigent de plus en plus.

Les enjeux liés à la RSE font donc partie des nouveaux risques à gérer pour le DAF. Il n’a plus d’autre choix que d’adapter son pilotage afin d’insérer ces informations extra-financières dans son tableau de bord. Reste que convertir des indicateurs DD en chiffres relève encore du casse-tête.

Mais des actions comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre et une bonne politique sociale de l’entreprise lui permettent d’avoir un ROI visible et une bonne note auprès des investisseurs, alors pourquoi s’en priver ?

Que signifie «développement durable» appliqué à l’entreprise ?

Mise en lumière en 1971 par l’association internationale Club de Rome, le concept de développement durable est une problématique visant à concilier croissance économique, cohésion sociale et préservation des ressources naturelles. La notion s’est ensuite précisée et traduite en responsabilité sociétale pour les entreprises (RSE).

Le rapport Brundtland, paru en 1987, donne une définition du développement durable qui fait encore référence. Il s’agit d’un«mode de développement qui permet de satisfaire les besoins du présent sans compromettre la possibilité pour les générations futures de satisfaire les leurs».

Côté acteurs économiques, le développement durable se traduit par la responsabilité sociétale (ou sociale) des entreprises (RSE). Autrement dit, c’est la réponse des entreprises aux enjeux du développement durable par des actions en faveur de la durabilité ou de la «soutenabilité» des ressources.

Expression issue de l’anglais «sustainable development», développement durable en français. Selon la définition d’Antti Hautamäki – chercheur finlandais -, le développement durable vise à préserver quatre capitaux fondant tout type de système : le capital matériel et financier, le capital sociétal et culturel (identité d’un groupe), le capital naturel et le capital humain.

«Certains de ces éléments, comme les capitaux financier et naturel, sont limités. D’autres, comme le capital humain, sont illimités. Dans le premier cas, il faut les préserver. Dans le deuxième, il convient de les développer. C’est ainsi que doivent être compris le développement durable et son application en entreprise, la responsabilité sociale et environnementale», indique Bruno Rebelle, directeur général de Transitions, un cabinet spécialisé en stratégie, ingénierie et communication du développement durable.

Devenue officielle en 1992, avec le Sommet de la Terre qui s’est tenu à Rio sous l’égide des Nations unies, la notion de développement durable comprend depuis trois piliers : économie, social et environnement. Elle bénéficie en 2001 de l’attention de l’Union européenne, d’où une stratégie qui décline des objectifs et instaure un dispositif de suivi et une évaluation biennale fondée sur un ensemble d’indicateurs élaborés par Eurostat.

Enfin, la France a récemment mis en place sa propre politique de développement durable. Celle-ci prévoit des plans d’action, notamment à travers le vote des lois dites de Grenelle : Grenelle 1, le 3 août 2009, et Grenelle 2, le 10 juillet 2010.

UN ENGAGEMENT ADAPTABLE A CHAQUE ENTREPRISE

RSEAu regard de ces axes, les entreprises doivent construire des plans d’action qui concilient l’économie, le social et l’environnement. Leur réussite dépend de la manière de les piloter : c’est ce que l’on appelle la «gouvernance».

Une bonne gouvernance suppose un dialogue constructif avec les parties prenantes internes et externes à l’entreprise (salariés, clients, partenaires commerciaux, institutions…).

Des réglementations relatives au développement durable, comme les lois de Grenelle, imposent certaines actions aux grandes entreprises (reporting, bilan carbone). Cependant, l’intégration de la RSE dans la stratégie globale d’une entreprise repose essentiellement sur le volontariat. Ce qui rend le concept de développement durable assez flou.

« Une réglementation générale ne peut exister car chaque entreprise doit pouvoir définir sa propre stratégie de développement durable en fonction de ses activités et son secteur», souligne Bruno Rebelle (Transitions). Une mission pour les directeurs administratifs et financiers ?

SAMORYA WILSON

Carnet d’adresses – 22.01.2013

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